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La Chine et le développement du Sud global : répondre à l'accusation de « retirer l'échelle »

La Chine rejette les allégations selon lesquelles elle entraverait le développement des pays du Sud. Pékin affirme au contraire construire des « échelles » via les infrastructures et le commerce équitable. Analyse des enjeux pour la coopération Sud-Sud.

Le 9 septembre 2026, lors d'un point presse régulier, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a répondu à une question sur les accusations récentes selon lesquelles la Chine « retirerait l'échelle » du développement des autres pays du Sud. Ces critiques, qui circulent dans certains cercles médiatiques, suggèrent que Pékin privilégierait son propre essor au détriment des nations partenaires. La réponse de Mao Ning a été claire : la Chine ne retire jamais l'échelle, elle en construit au contraire. Cette déclaration intervient dans un contexte où la coopération Sud-Sud est de plus en plus scrutée, et où la Chine cherche à consolider son rôle de leader parmi les économies émergentes.

Contexte et réplique officielle

Mao Ning a souligné que la Chine s'engage à aider les pays partenaires à combler leur déficit d'infrastructures grâce à l'initiative « la Ceinture et la Route ». Elle a également mentionné la fourniture d'équipements industriels et de produits technologiques à haute valeur ajoutée, ainsi que le partage d'expertise pour réduire les coûts de développement industriel des pays du Sud. En outre, la Chine applique des politiques telles que l'exportation en franchise de droits vers la Chine, offrant ainsi un accès préférentiel à son marché pour stimuler l'intégration des pays du Sud dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Mao Ning a insisté sur le fait que la Chine agit selon le principe « se réaliser soi-même pour réaliser les autres », et que les accusations de « retirer l'échelle » ne trouvent aucun écho dans les pays du Sud.

Analyse approfondie

Cette mise au point diplomatique intervient alors que la Chine cherche à renforcer son influence dans les régions en développement, face aux critiques occidentales sur ses pratiques de prêt et d'investissement. L'expression « retirer l'échelle » fait référence à l'idée que la Chine, une fois développée, empêcherait les autres pays de suivre le même chemin, en monopolisant les ressources ou en imposant des conditions défavorables. Or, Pékin contre-attaque en mettant en avant ses actions concrètes : construction de ports, de chemins de fer, de centrales électriques, et ouverture de son marché intérieur. Cette rhétorique vise à consolider l'image d'une Chine « partenaire fiable » du Sud global, tout en répondant aux narratifs concurrents, notamment ceux des États-Unis et de l'Union européenne, qui cherchent à offrir des alternatives aux financements chinois. La portée de cette déclaration dépasse le simple cadre diplomatique : elle reflète une stratégie à long terme pour maintenir la cohésion du camp des pays en développement, dans un contexte de rivalité géopolitique accrue. Les observateurs notent que la Chine insiste sur le concept de « développement partagé », en opposition aux modèles de coopération jugés néocoloniaux par certains. Cette approche pourrait renforcer la crédibilité de la Chine auprès des nations africaines, asiatiques et latino-américaines, mais elle devra être accompagnée de résultats tangibles pour contrer les critiques persistantes.

FAQ

Pourquoi la Chine est-elle accusée de « retirer l'échelle » ? Certains analystes estiment que la Chine, après avoir bénéficié de la mondialisation, imposerait désormais des conditions qui limiteraient l'industrialisation des pays moins avancés, notamment par des prêts à des taux élevés ou des transferts de technologies limités. La Chine rejette ces allégations, affirmant que sa coopération est fondée sur le respect mutuel et le bénéfice partagé.

Quels sont les exemples concrets de la Chine « construisant des échelles » ? La Chine cite des projets d'infrastructure majeurs en Afrique et en Asie, comme le chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti, ainsi que des programmes de formation technique et des réductions tarifaires pour les produits en provenance des pays les moins avancés. Ces initiatives visent à renforcer les capacités locales et à intégrer ces pays dans les chaînes de valeur mondiales.

Cette réponse diplomatique peut-elle apaiser les critiques ? La réponse de Mao Ning est un signal fort, mais les critiques pourraient persister si les projets ne se traduisent pas par des bénéfices tangibles pour les populations locales. La Chine devra prouver son engagement par des actions mesurables, notamment en matière de transparence financière et de durabilité environnementale.

Source: https://www.thepaper.cn/newsDetail_forward_34037417

Tags

#chine#developpement#sud-global#cooperation#diplomatie

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