Ombre de Vanke 2.0 : comment la direction de Onewo siphonne les fonds
Enquête sur les sociétés écrans des dirigeants de Onewo, qui détournent des fonds via des fournisseurs liés à Vanke, révélant un système de conflits d'intérêts massif.
La crise immobilière chinoise a mis en lumière des pratiques opaques au sein des géants du secteur. Alors que Vanke (000002.SZ) a enregistré une perte colossale de 88,6 milliards de yuans en 2025, sa filiale de services immobiliers Onewo (02602.HK) affiche un bénéfice en chute de 38 %. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus sombre : des dirigeants de Onewo auraient mis en place un réseau de sociétés écrans pour détourner des fonds de l'entreprise, un système que certains qualifient de « Shadow Vanke 2.0 ». Cette enquête, basée sur des documents publics, révèle l'ampleur de ces pratiques et leurs implications pour la gouvernance d'entreprise en Chine.
Points clés
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Des pertes massives et des dépenses suspectes : En 2025, Vanke a versé près de 7 milliards de yuans à deux fournisseurs externes, soit une augmentation de 9,4 % par rapport à l'année précédente, alors même que l'entreprise traversait une crise financière sans précédent. Depuis 2020, ces paiements cumulés atteignent près de 17 milliards de yuans.
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Les deux fournisseurs sous les projecteurs : Shenzhen Wanyu Security Technology et Hainan Wanjing Environmental Sanitation, qui fournissent respectivement des services de sécurité et de nettoyage, sont détenus à 40 % par Onewo, mais les 60 % restants sont contrôlés par des entités opaques liées à la direction de Onewo.
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Des sociétés écrans au paradis fiscal : Les actionnaires de ces fournisseurs incluent des sociétés enregistrées aux îles Caïmans, comme Ruida Investments II Limited Partnership, dont l'unique directeur est l'ancien COO de Vanke Property, Shou Yongchun. Ces structures rappellent les « Shadow Vanke » déjà identifiées dans le passé.
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Un réseau étendu de fournisseurs : Au-delà des deux principaux, plusieurs autres fournisseurs de Onewo, notamment ceux liés à l'application « Zhuzheer » et aux services de paiement, sont partiellement ou totalement détenus par ces sociétés écrans, sans aucune divulgation publique de ces liens.
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Des transactions suspectes lors d'acquisitions : Lors du rachat de Zhuhai Dantian Property en 2024, les sociétés écrans ont servi d'intermédiaires, achetant d'abord les actions avant de les revendre à Onewo, une pratique qui soulève des questions sur d'éventuels profits illicites.
Des dirigeants toujours en poste : Bien que plusieurs anciens cadres aient démissionné en raison de la crise, ils conservent leurs parts dans ces sociétés écrans, ce qui pose la question de leur responsabilité face aux enquêtes en cours.

Analyse approfondie
Cette affaire révèle un problème systémique de gouvernance dans les entreprises chinoises, où les dirigeants utilisent des structures offshore pour s'enrichir au détriment des actionnaires minoritaires. Le cas de Onewo est particulièrement emblématique car il montre que même après une introduction en bourse, les pratiques opaques persistent. Les dirigeants, censés agir dans l'intérêt de l'entreprise, ont créé un réseau complexe de sociétés qui captent une part significative des revenus, affaiblissant ainsi la santé financière de l'entreprise. Cela soulève des questions sur l'efficacité des régulateurs et des auditeurs, qui n'ont pas détecté ces conflits d'intérêts pendant des années. À l'avenir, cette affaire pourrait inciter les autorités chinoises à renforcer les exigences de transparence pour les entreprises cotées, notamment en ce qui concerne les transactions avec les parties liées. Elle pourrait également avoir un impact sur la confiance des investisseurs dans le secteur immobilier chinois, déjà fragile. Enfin, elle met en lumière la nécessité d'une réforme plus profonde de la gouvernance d'entreprise en Chine, afin de protéger les intérêts des actionnaires et de restaurer la crédibilité du marché.
FAQ
Q : Qu'est-ce qu'une « société écran » dans ce contexte ?
R : Une société écran est une entité juridique créée par les dirigeants de Onewo, souvent enregistrée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïmans, pour détenir des participations dans des fournisseurs ou des filiales. Ces sociétés permettent aux dirigeants de percevoir des profits indirects sans être directement identifiés.
Q : Pourquoi ces pratiques sont-elles préoccupantes ?
R : Elles constituent un conflit d'intérêts majeur, car les dirigeants peuvent influencer les décisions d'achat de Onewo pour favoriser leurs propres sociétés, au détriment de l'entreprise et de ses actionnaires. Cela peut également fausser la concurrence et nuire à la transparence financière.
Q : Quelles pourraient être les conséquences pour les dirigeants impliqués ?
R : Si les enquêtes en cours aboutissent, les dirigeants pourraient faire face à des sanctions civiles ou pénales, notamment des amendes, des interdictions de gérer, voire des peines de prison. Ils pourraient également être tenus de restituer les profits illicites.
Source: https://www.163.com/money/article/KQNQS710002590RK.html
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